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Osmoz / 44 logements certifiés 'passiv'haus'

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La volonté de l’aménageur et de l’urbaniste pour cet îlot, dès la phase concours, est de positionner le projet sur de hautes qualités environnementales et de l’inscrire dans une labellisation PassivHaus. Une résidence passive est un logement pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage : elle peut en effet se contenter des apports solaires, de l’énergie dégagée par les occupants et les appareils domestiques et d’une bonne isolation. Les exigences « induites » par l’objectif ‘passivhaus’ sont nombreuses : coût maîtrisé, détail de conception, travail collaboratif en amont avec tous les acteurs du projet, etc… Ces objectifs peuvent parfois entrer en ‘conflit’ avec les prescriptions urbaines. 
​Néanmoins, orienté plein Sud vers le Vallon des Garettes à Orvault, dans l'agglomération nantaise, le site de l’îlot se positionne tel un “balcon“ s’ouvrant sur une vue dégagée et verte, ce qui constitue un belvédère Nord/Sud quasi ‘idéal’ pour une proposition ‘passiv’haus’. L’implantation architecturale est divisée en trois bâtiments distincts, et complétée par 3 maisons semi-enterrées intégrées plus spécifiquement dans le Parc. Cette fragmentation des bâtiments permet d'offrir des vues séquencées depuis la rue au Nord, et apaise la densité 'supposée' du projet. Le projet privilégie dès lors une approche bioclimatique:

 

Une structure mixte béton et ossature bois est privilégiée conférant au bâtiment l’inertie nécessaire à toute construction pour emmagasiner la chaleur et la redistribuer, ainsi que pour privilégier l’acoustique entre les appartements,
Une double isolation par l’extérieur et par l’intérieur est prévue, avec traitement des ponts thermiques
Recherche d’une compacité et d’une transversalité de la volumétrie des logements (pour une ventilation naturelle via ouvrants sur façades opposées)
Ventilation double flux récupérant la chaleur interne,
Les coursives et balcons sont en structure bois et métal, désolidarisées de la structure primaire des bâtis (pour éviter tout pont thermique)

 

Le projet privilégie les notions d’appropriation et de résidence, par la volonté de se rapprocher d’accès individualisés pour le maximum de logements, et par des extensions privatives pour chaque logement. Aussi, notre projet propose de ré-introduire des notions, comme le fait d’arpenter une ruelle, d’emprunter un chemin en pente douce, de cheminer le long d’une noue, de franchir une passerelle, de surplomber un autre lieu, pour se rendre chez soi.
Pour chaque bâtiment, l’accès principal s’effectue par la façade Nord. Les coursives extérieures désolidarisées de la structure principale, offrent des vues multiples et favorisent le savoir-vivre ensemble. Elles généralisent les appartements traversant, à double et triple orientation, sans vis-à-vis et préservant l’intimité de chacun.
Au rez de chaussée, les logements sont accessibles depuis l’extérieur par un cheminement piéton décollé du sol, « pontons» instaurant une mise à distance progressive entre le public et le privé.
Les bâtiments, les coursives et les terrasses, sont enveloppés d’une peau en lames de douglas naturel purgé d’aubier, avec un rythme alterné. Au sud, côté Vallon, les garde-corps reprennent également un rythme alterné : en métal léger aux étages et en chevrons ajourés en attique. Au Nord, les Garde-corps des coursives se font plus légers, en métal ajouré, afin de laisser passer une lumière plus homogène. Ceci permet d’atténuer la linéarité et de rompre avec la monotonie de façades lisses et découpe le bâti en séquence rythmée. Cet épiderme offre ainsi une vibration chromatique des façades et suggère une épaisseur (...)

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